AUTEUR

Éric Verdier est auteur et psychologue communautaire.

Il mène des recherches, anime des formations et des conférences sur les discriminations, la violence et la santé, abordant de front les phénomènes de bouc émissaire et les questions liées au sexe, au genre et à la sexualité.

Depuis 2016, il est responsable expert du Pôle Discriminations, Violence et Santé de la Société d’Entraide et d’Action Psychologique (SEDAP), qu’il avait créé à la Ligue Française pour la Santé Mentale (LFSM) en 2007.

Malgré son attrait pour la psychologie, découragé par ses proches et ses enseignants, ÉricVerdier fait des études en mathématiques après son baccalauréat. Il passe son CAPES de Mathématiques en 1983, enseigne la discipline en région parisienne, puis reprend ses études et obtient un DEA de Mathématiques et Informatique en 1987 à l’université de Marseille.

Il découvre le théâtre pendant ses études, participe à des stages de théâtre et de mime, puis rejoint l’école de théâtre Serge Martin à Genève. Il exerce en tant que comédien de 1987 à 1990. En août 1987, il participe au Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac où il interprète un rôle dans le spectacle Cantal Oural, mis en scène par Wladyslaw Znorko.

Il s’inscrit ensuite à l’International Visual Theatre de Vincennes pour apprendre la langue des signes, puis se forme à l’interprétariat à Paris. En 1988, il crée le Groupe Sourds à l’association AIDES, avec Bruno Moncelle et Hélène Rossert. Suite à l’obtention de son diplôme en 1990, il devient interprète en langue des signes de 1990 à 1995. Il travaille notamment pour le Centre de Promotion Sociale des Adultes Sourds de l’INJS et l’association SERAC (Sourds, Entendants : Recherche – Action – Communication), où il a l’occasion de traduire les spectacles de théâtres nationaux en langue des signes, dans le cadre d’une convention avec le ministère de la culture.

Formé à la méthode des Cubes de Mialet, à l’analyse transactionnelle, à la programmation neuro-linguistique, à l’ennéagramme et à l’hypnose ericksonienne, il exerce en parallèle à ses activités d’interprétariat, en tant que formateur en développement cognitif et en communication.

Il décide de reprendre des études en psychologie en 1993. Il s’inscrit en Maîtrise de Psychologie et consacre son mémoire à l’étude de la stéréotypie chez les enfants autistes sourds. Il obtient un DESS de Psychologie « Éducation et Développement » à l’université d’Angers en 1995, après avoir soutenu son mémoire exposant un projet de structure spécialisée pour enfants sourds psychotiques.

À partir de 1995, il continue à exercer partiellement comme interprète en langue des signes et travaille surtout comme formateur dans divers domaines liés à la psychologie. De 1995 à 2005, il est formateur de formateurs, en développement personnel. De 1995 à 1998, il donne des formations sur le handicap, à destination de personnes sourdes, à l’APAJH (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés) de la Sarthe, avec qui il avait conçu son projet de structure spécialisée pour enfants sourds psychotiques, qui n’a finalement pas abouti. Durant cette période, il intervient également pour AIDES-Formation afin de former des professionnels et des bénévoles à la relation d’aide et à la prévention VIH/sida en secteur hospitalier, social, judiciaire et éducatif.

Il s’inscrit à une formation de psychothérapeute en Psychosynthèse à Paris en 1997 et obtiendra son diplôme en 2001

Il déménage au Havre en 1998, puis travaille pendant deux ans comme animateur de prévention à l’Association Havraise d’Aide aux Toxicomanes, où il anime des formations sur la toxicomanie et la réduction des risques et anime des réseaux de proximité. Il participe notamment à la mise en place du programme d’échange de seringues. En 2000, il coordonne la diffusion d’une vidéo de prévention VIH/sida pour les migrants pendant un an sous l’égide de la Coordination Régionale d’Association pour l’Intégration Locale au Havre. La même année, il ouvre en parallèle la consultation psychologique pour les demandeurs d’asile à l’antenne du Havre de Médecins du Monde, en tant que psychologue bénévole.

Il travaille ensuite au CREPS de Haute-Normandie (2000 à 2001), et du Nord-Pas-de- Calais(2003), comme chargé de mission sur la toxicomanie, le sida, le suicide, la sexualité, la méthodologie de projet en éducation pour la santé, la santé communautaire. À cette occasion, il se forme à la prévention et l’intervention face à la crise suicidaire au Québec. En 2002, il occupe le poste de Chef de service Prévention et Formation sur le département de l’Eure, à ADISSA. Il anime des formations sur le suicide et intervient en soutien des professionnels des champs éducatif, sanitaire et social

De 2001 à 2002, il est coprésident, avec Martine Gross, de l’APGL (Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens).

Suite à l’obtention de son diplôme de psychothérapeute en Psychosynthèse en 2001, il reprend ses études à l’université de Reims et obtient un DESS de Droit et Sciences Politiques option « Genre et Sexualité » en 2002. Son mémoire de recherches, dirigé par Michel Dorais et Daniel Welzer-Lang, est consacré au suicide des jeunes homosexuels. En effet, rentré depuis peu du Québec où il s’est formé à la prévention du suicide et a notamment découvert les travaux de Michel Dorais, Éric Verdier a pour objectif de faire prendre conscience à la société française des liens possibles entre la stigmatisation sociale de l’homosexualité et le nombre élevé de tentatives de suicide chez les garçons homosexuels ou identifiés comme tels.

Il publie son premier livre, Homosexualités et suicide : Études, témoignages et analyse, co-écrit avec le sociologue Jean-Marie Firdion, aux Éditions H&O en 2003.

Il est ensuite recruté à la Ligue des droits de l’Homme, de 2003 à 2006, en tant que psychologue communautaire, chargé de mission et chercheur. Il mène pendant trois ans une recherche-action « Discriminations et conduites à risque chez les jeunes », financée par le Ministère de la Santé, la DGS et le FASILD (aujourd’hui appelé CGET). Dans le cadre de cette recherche-action, il a mis en place et animé plusieurs espaces de paroles en France à destination de jeunes se sentant « différents », discriminés, voire souffre-douleur et bouc-émissaire, dans un objectif de prévention du suicide et des équivalents suicidaires. Cette recherche-action a mis en évidence la prégnance des processus de bouc-émissaire au sein des phénomènes de violence contre soi et contre l’autre.

Il a également participé à l’élaboration du plan « Violence et Santé », sous la présidence d’Anne Tursz, en intégrant la Commission « Genre et Violence ». Il est à l’initiative et coorganisateur, au titre du GEPS et avec le CRIPS Île-de-France, du concours « Scénarios contre les discriminations ». Il a par ailleurs été choisi comme expert sur le concours « Jeune et homo sous le regard des autres », en partenariat avec l’INPES et sous l’impulsion du cabinet de Roselyne Bachelot, à l’époque Ministre de la Santé et des sports.

De mars 2007 à décembre 2010, il est chef de la rubrique « De mâle en psy » pour le magazine Pref Mag, au sein duquel il écrira de nombreux articles portant sur les thématiques du genre, du sexe et de la sexualité.

Sur un soutien de nombreux ministères, institutions nationales, fondations, entreprises, ARS, DRJSCS, conseils généraux et régionaux, villes et communautés de communes, il poursuit ses recherches à la Ligue Française pour la Santé Mentale (LFSM) de 2007 à 2016, en généralisant à toutes les tranches d’âge. Il crée et dirige le pôle Discriminations, Violence et Santé. Il anime également des formations sur les phénomènes de bouc-émissaire et fonde en 2012 le dispositif Sentinelles et Référents©, dont l’objectif est de prévenir et de sensibiliser les jeunes et les adultes aux phénomènes de bouc émissaire et aux discriminations, à leur détection et au traitement individuel et collectif de leurs conséquences. Enfin, il mène une recherche-action avec le soutien du programme Jeu Responsable de la Française des Jeux(FDJ), afin d’aller à la rencontre des personnes stationnant dans les points de vente bars de la FDJ et en vulnérabilité par rapport au jeu.

Il est aussi membre du conseil d’administration de l’Association Française de Psychologie Communautaire (AFPC) et est nommé expert sur le volet « Santé » du service civique par Martin Hirsh en 2010.

Depuis 2016, il coordonne le Pôle Discriminations Violence et Santé de la Société d’Entraide et d’Action Psychologique, dans la continuité de celui créé à la LFSM. Il développe un plan d’actions afin de lutter contre les phénomènes de bouc-émissaire (notamment à l’école), de violence tournée vers soi (suicide, addictions, risques sexuels) ou vers les autres (harcèlement, radicalisation, Amok), liés à la solitude et l’isolement. Il anime des formations et des conférences sur les phénomènes de bouc-émissaire et/ou le programme Sentinelles et Référents©, dans différents contextes (en milieu scolaire et sportif, pénitentiaire, hospitalier, en entreprise, et plus récemment en bars-tabacs), sur le territoire national.

Il se forme à l’autobiographie raisonnée en 2015-2016 et à l’animation de cercles de pardon avec Olivier Clerc en 2017.